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Communiqué de
presse (national) des Verts du 5 février 2008
L’association Kokopelli est condamnée à verser 12.000 € au grainetier Baumaux et 23.000 € à l’État et la Fédération nationale des professionnels des semences potagères et florales (FNPSP). Ce jugement bafoue la liberté de ressemer sa récolte et la biodiversité cultivée.
Kokopelli est une association qui a repris en 1999 la mission de protection de la biodiversité et de production et distribution de semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique, mission assurée depuis 1992 par Terre de semences, et depuis des temps immémoriaux par... les paysans et les "amateurs".
Qui est en face ? Les semenciers. Là aussi la concentration économique a sévi et donné naissance à une force multinationale (5 sociétés contrôlent 75 % de la semence potagère, dont MONSANTO, LIMAGRAIN, SYNGENTA...) soucieuse de remplacer les variétés traditionnelles par des hybrides et par des OGM - non ressemables - rendant ainsi le marché complètement captif.
Que reproche-t-on à Kokopelli ? Concurrence déloyale et vente illégale de semences sous prétexte que certaines graines vendues ne sont pas inscrites au "Catalogue officiel des espèces et variétés".
Autant il est indispensable de veiller à la conformité de la "chose vendue" (comme n’importe quelle denrée ou service, dûment et justement surveillés par la Répression des fraudes), autant il apparaît scandaleux de sanctionner une association qui œuvre pour la perpétuation des variétés dites oubliées et la conservation de gènes qui pourraient s’avérer indispensables pour affronter les défis à venir.
Car c’est bien là que le bât blesse : le catalogue officiel a subi en un siècle une spectaculaire érosion génétique. Exemple de la tomate : sur les 401 variétés enregistrées en 2006, seulement 1 % sont d’anciennes variétés.
A l’heure où les conclusions du Grenelle précisent que "La France s’engage à stopper la perte de biodiversité à l’horizon 2010", la Commission Agriculture des Verts, comme le dit Pierre Rhabi, " [exige], en fait, tout simplement, le droit inconditionnel de transmettre la biodiversité et la fertilité aux générations futures. Du droit et du devoir des peuples à se nourrir eux-mêmes "
Les Verts
Sur ce sujet, la liste Progrès Solidarité Ecologie pour Bois-Guillaume propose entre autres
mesures pour préserver la biodiversité, notamment végétale, dans notre ville, la :
Mise en place d’une gestion écologique des espaces verts pour l’utilisation de produits non polluants et plantations d’espèces végétales en voie de
disparition
Par ailleurs, les Verts de Bois-Guillaume soutiennent l'association Kokopelli dans sa démarche et son harcellement judiciaire.