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  • : Site de campagne des Verts de Bois-Guillaume pour les élections municipales de mars 2008. Vu, les candidats.
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Lundi 28 janvier 2008
undefinedAnalyse et propositions de Verts pour les politiques municipales.

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2008 - Les Verts

La grande majorité des habitants de France, comme d’Europe, habite en ville : les sociétés du XXIème siècle sont urbaines. La ville doit être le lieu de la solidarité, du métissage culturel, de l’écologie urbaine (utilisation économe des ressources spatiales comme de l’énergie...). Pourtant, elle est trop souvent l’expression des impasses de notre développement productiviste passé : pollutions, crises énergétiques, ghettoïsation et exclusion sociale, réduction et désorganisation de l’espace rural... Les politiques publiques urbaines sont donc un enjeu politique majeur. Elles doivent s’appuyer sur la mobilisation des citoyennes et des citoyens et les pratiques des acteurs de l’urbain.

Les Verts ne rêvent pas de nouvelles villes à la campagne, ni de mégalopoles asséchant leurs territoires périphériques. Dans nombre d’agglomérations, des élus Verts ont, durant ce mandat, assumé la charge de politiques structurantes (urbanisme, logement, transports, environnement, réseaux eau et assainissement, équipements scolaires, santé...) qui en dessinent le devenir. Nous avons cherché, au quotidien, dans les politiques publiques que nous avons portées, à œuvrer pour des villes, rassemblées plutôt qu’étalées, fonctionnant en réseaux entre grandes agglomérations, villes moyennes, et zones rurales, soucieuses de la qualité de vie de leurs habitants, protectrices des plus faibles, associant étroitement les citoyennes et les citoyens à la vie publique municipale...

Nous ne perdons pas de vue que d’autres règles se définissent à d’autres échelons (nationaux, européens...), que nous sommes parfois amenés à ne pouvoir être que des pompiers locaux, confrontés aux dégâts d’un système mondial capitaliste insoutenable. La constitution de rapports de force à ces autres niveaux fait partie de nos objectifs politiques. Il faut être conscient que les effets cumulatifs des politiques publiques locales en font des politiques globales. L’addition des rapports de forces locaux est aussi un enjeu politique global.

Nous devons relever des défis majeurs :

  • Construire une ville “collective”, “fédérative”, composée de citoyennes et de citoyens et non de consommateurs (y compris de services publics) avec une vraie capacité de débats internes, de confrontation et compréhension partagée sur les principaux enjeux. En s’appuyant sur une véritable démocratie participative, cette ville doit savoir valoriser ses compétences, faire fructifier son capital de diversité des parcours et des origines. La culture est un des moteurs de ce vivre ensemble : la cité doit s’ouvrir à toutes les facettes de la création et s’appuyer sur l’énergie de ses artistes et de sa population. Elle doit permettre l’accès de chacun à la culture et développer les pratiques amateurs.
  • Concevoir une ville solidaire qui se dégage de la ghettoïsation sociale et spatiale, qui s’appuie sur les outils d’action publique tels que ceux de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) pour imposer des modifications en profondeur de son urbanisme, pour une véritable mixité des fonctions, des activités et des habitats. Nous nous fixons comme objectif de remédier à la ségrégation urbaine et à l’inflation du prix des logements, qui relèguent exclus et nombre de familles en périphérie. Nous pensons que peuvent se développer, dans la logique d’une économie sociale et solidaire, de nouvelles formes d’échanges locaux, génératrices de cohésion sociale.

Cette cité est écologiquement responsable. Notre ville en vert est agréable à vivre avec ses jardins publics en réseaux et ses corridors écologiques, ses transports publics et ses déplacements doux ... mais nous ne refusons pas d’augmenter la densité face au risque d’un étalement urbain en tache d’huile, prédateur d’espace et d’énergie, dont la réduction drastique est aujourd’hui un objectif politique prioritaire, tant l’extension des aires urbaines des principales métropoles est aussi un des éléments fondamentaux des évolutions démographiques de ces dernières années. Cette ville plus compacte reste soucieuse de sa trame verte, elle est maillée des équipements nécessaires aux habitants, d’espaces publics, de parcs et coulées de verdure, elle respecte son passé et son patrimoine architectural, ce sont les conditions de sa viabilité. Nous refusons par contre une densification à tout prix qui ne respecterait pas ces exigences. Notre ville en vert est aussi soucieuse de ses rejets (eaux résiduelles, déchets, pollutions atmosphériques et sonores) qui ne doivent pas être le problème des plus fragiles ici, ou des autres..., plus loin. Les enjeux de santé, liés au fonctionnement de la ville, sont aujourd’hui une priorité pour les Verts.

La ville en Vert c’est donc mieux vivre en ville, en renforçant la qualité urbaine, les équipements utiles au quotidien et créateur du lien social, l’accès au logement et aux services pour tous.

Face à ces enjeux, les Verts s’inquiètent des désengagements de l’Etat, qui vont à l’encontre de ces objectifs : réduction forte du financement des transports publics, insuffisances criantes sur les opérations de renouvellement urbain et sur le financement du logement social, incertitude sur les nouveaux dispositifs d’accompagnement social. L’aveuglement idéologique de la majorité de droite qui gouverne ce pays limite incontestablement notre capacité d’intervention, dans une période où l’action publique, et donc l’argent public, sont si nécessaires. Tout en s’opposant à cette remise en cause libérale de l’action publique, les éluEs Verts cherchent à mettre en œuvre des politiques à la hauteur des enjeux. Nous sommes convaincus que notre monde ne peut se satisfaire de demi-mesures, qu’il faut avoir le courage de politiques volontaires, refuser de sacrifier à la démagogie... Nous sommes conscients que ces enjeux nécessitent inventivité et créativité des modes d’intervention, et que nous ne pouvons élaborer et agir seuls : le travail en réseau avec l’ensemble des acteurs est donc indispensable.

UNE VILLE ECOLOGIQUEMENT RESPONSABLE

Sans illusions sur les mesures qui seront proposées dans le cadre de la loi-cadre suivant le grenelle de l’environnement, dont les questions urbaines auront été singulièrement absentes, les Verts sont conscients que nombre d’enjeux environnementaux sur l’effet de serre, la consommation d’espace et la perte de biodiversité, la pollution et le gaspillage de l’eau se jouent dans les villes. La rapidité de la dégradation de la planète entraîne une énorme responsabilité des futures équipes municipales, elles devront l’assumer dans le cadre des politiques publiques d’agglomération ou de pays, territoires pertinents de réponse à la hauteur des enjeux.

Nous proposons donc de :

  • Rendre systématiques les plans climats territoriaux : ce plan d’action, voté par l’intercommunalité, doit définir les mesures permettant d’atteindre localement les objectifs internationaux fixés par la communauté scientifique, notamment le GIEC, de réduction de nos émissions de gaz à effets de serre. Les Verts demandent que la loi rende obligatoire l’élaboration de ces plans climats dans tous les bassins de vie, et impose que tous les documents d’urbanisme et de déplacements du territoire s’y conforment (SCOT, PLU, PDU, permis de construire...). Comme ils l’ont fait dans les villes où ils étaient en responsabilité, Les Verts exigeront l’élaboration et la mise en oeuvre de plans climats partout où ils participeront à des majorités municipales,
  • Se doter de la compétence-énergie dans les agglomérations. Oubliées par la dernière loi d’orientation énergétique, les collectivités locales sont néanmoins une autorité organisatrice incontournable pour un territoire énergétiquement responsable. Les Verts demanderont que les intercommunalités où ils siègent se dotent de cette compétence, avec comme objectif minimum d’atteindre en 2020, 20% d’énergie renouvelable produite sur leur territoire. (Solaire thermique, photovoltaïque, réseau de chaleur, co-génération bois, biomasse, éolien, géothermie...),
  • Un plan d’isolation massif du logement ancien, avec un engagement financier des collectivités locales en complément de l’Etat, qui se doit d’être moteur (“OPAH énergétique”). Il s’agit notamment de faire des opérations ANRU de réhabilitation du parc social des vitrines d’écologie urbaine, avec en parallèle la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des charges pour les locataires,
  • Une action prioritaire sur le bâti communal, qui devra être autonome énergétiquement en 10 ans (isolation et production d’énergie renouvelable),
  • Une lutte résolue contre l’étalement urbain ; en l’absence de loi encadrant strictement les possibilités de mutation des terres agricoles, nous défendons le principe d’une ville qui assume sa nécessaire reconstruction sur elle-même : une ville rassemblée, où la mixité sociale et générationnelle sera renforcée. Cette action contre l’étalement urbain passe aussi par une coopération étroite entre agglomérations et zones rurales, entre grandes villes et villes moyennes, dans un souci d’équilibre et de solidarité, alors que les grandes villes ont souvent dédaigné leurs territoires périphériques. Le renforcement des villes moyennes est un enjeu central d’un développement durable de nos territoires,
  • Poursuivre et accélérer la sortie du modèle du tout automobile pour une complémentarité renforcée des modes de transport en ville : développement massif des transports en commun, ville donnant priorité aux piétons et aux cyclistes, auto-partage, refonte des modes d’approvisionnement et de transport des marchandises en ville...Durant ce mandat, les Verts ont montré leur courage et leur savoir-faire en la matière, et préparé le terrain pour des Plans de déplacements urbains plus contraignants en objectifs et en règle sur la consommation énergétique, les émissions de gaz à effet de serre, et les nuisances (bruit, pollution atmosphérique...),
  • Penser les enjeux de biodiversité et de protection de la nature : chaque aire urbaine doit connaître et préserver sa biodiversité, éviter les coupures d’urbanisation, favoriser les aménagements favorables à sa faune et flore, garder l’eau dans la ville et réduire ses pollutions...Dans ce cadre, il est essentiel de réduire drastiquement les utilisations de produits phytosanitaires, en se donnant comme objectif le zéro-phyto en 2012, tant pour les utilisations publiques (espaces verts, voirie...) que privées (jardins, balcons...),
  • Changer nos modes d’alimentation est un enjeu central de protection de l’environnement. Dans la Ville en Vert, nous augmenterons fortement dans les restaurations collectives (cantines, crèches, maisons de retraites...), le recours aux produits biologiques, aux circuits courts de l’agriculture de qualité périurbaine, nous proscrirons tout produit contenant des OGM. Nous soutiendrons aussi l’auto organisation des consommateurs (type "coopérative d’achat", AMAP) et favoriserons le développement de marchés bio,
  • Limiter la pollution publicitaire dans les villes,
  • Une nouvelle politique de l’eau : réduire les consommations d’eau est une nécessité : double-circuit dans la construction neuve, utilisation des eaux de pluies pour l’arrosage et le nettoyage... Nous devons expérimenter et développer de nouveaux systèmes d’assainissement (notamment pour les écarts urbains...) et sommes convaincus de la nécessité d’une véritable politique des eaux pluviales qui « lessivent » les villes (traitement, maintien de la perméabilité des sols...). Pour atteindre cet objectif de qualité de l’eau (production, distribution et assainissement), les Verts défendent le choix du service public en régie,
  • Réduire et gérer nos déchets et nos rejets, sans les faire subir à d’autres s’impose à nous, avec l’enjeu fort d’une réduction des déchets à la source, complété par le tri sélectif et le développement des filières de déchets organiques. L’économie du réemploi est un secteur d’avenir que nous devons accompagner,
  • Remise à plat, au niveau national et européen, de la fiscalité sur les déchets, en faveur de la réduction à la source,
  • Mettre en place des plans locaux de préventions des risques, intégrant l’ensemble des enjeux (prévention, urbanisme, information du citoyen...), Développer et la sensibilisation à l’environnement, notamment vers les scolaires.

Les collectivités locales sont des acteurs majeurs de la protection de l’environnement qui doivent être reconnues. Nous chercherons à peser, par nos associations d’élus, sur les nécessaires réformes des lois et directives, et nous nous investirons dans les grands débats mondiaux dans le cadre des pouvoirs reconnus des “autorités locales ”, par exemple, les négociations internationales sur le climat.

UNE VILLE SOLIDAIRE

La ville est l’espace clef de la vie en société, l’objectif des politiques publiques locales est donc bien de renforcer le vivre-ensemble et les solidarités. Engagés dans la construction de la ville et dans la refonte des politiques sociales, porteurs d’innovations, les Verts ont montré, notamment dans les banlieues, dans un contexte difficile d’aggravation de la pauvreté, de tensions sociales et de désengagement de l’Etat, leur engagement auprès de tous. La ville rassemblée est l’expression de notre projet de vivre-ensemble ; nous faisons de la mixité sociale diffuse un enjeu majeur : dans ce cadre, nous souhaitons disposer de nouveaux outils de préemption foncière et de lutte contre la spéculation immobilière, difficiles aujourd’hui à mettre en œuvre dans les cadres législatifs actuels. Plus globalement, il s’agit de décloisonner le social, la santé, l’environnement, en lien avec l’éducatif. Cela peut se faire autour de contrats locaux, en favorisant toujours l’expertise des usagers bénéficiaires.

Nous proposons donc de :

  • Renforcer et d’améliorer le parc de logements sociaux, en nombre insuffisants et souvent vétustes, politique pour laquelle nous dénonçons fortement le désengagement de l’Etat, et ce malgré ses déclarations incantatoires. C’est une urgente obligation et notre premier objectif politique. Faute aussi de véritables sanctions nationales contre les communes qui en accueillent peu, et qui refusent de s’engager dans de nouvelles constructions, les élus Verts se battront dans les intercommunalités pour que ces communes soient moins dotées financièrement (par exemple, par le biais des dotations de solidarité communautaire). Nous faisons évidemment de la lutte contre le logement indigne une autre priorité é forte de notre action. - Parallèlement à cette mixité diffuse, nous considérons que la qualité de l’espace public est centrale pour favoriser la rencontre et le vivre-ensemble. Nous serons attentifs à ce qu’un même souci de qualité préside aux opérations, qu’elles soient en centre urbain ou dans des quartiers périphériques,
  • Augmenter et adapter les possibilités d’accueil des jeunes enfants (la politique d’accueil de la petite enfance est une politique socle du vivre-ensemble), Mettre en place une véritable politique publique partenariale de l’enfance (accompagnement des familles, protection, actions éducatives...),
  • Faire de la santé un thème fédérateur du prochain mandat, par la mise en place de plans santés ambitieux (adhésion au réseau des villes « santé » de l’OMS), avec notamment un volet santé environnementale. La santé ne se limite pas aux politiques de soin ; la ville est donc à travers toutes ses actions, un acteur majeur des politiques de santé, Mieux diagnostiquer et lutter contre les risques diffus (qualité de l’air intérieur, villes sans substances CMR -Cancérogène, Mutagène, Reprotoxique...),
  • Agir fortement sur les comportements alimentaires (lutte contre la malbouffe, la surconsommation de sel et de sucre, accès aux légumes et fruits frais pour tous, sport et pédibus...),
  • Lutter contre les nuisances sonores, Développer un système de santé de proximité (maisons de santé...) et promouvoir un hôpital inséré dans un dispositif construit sur un territoire de santé, Créer des appartements thérapeutiques en nombre suffisant, Avoir une stratégie locale de prévention du sida et des maladies sexuellement transmissibles, en lien avec les associations spécialisées,
  • Repenser les politiques d’aides aux personnes en difficulté. Les aides aux bénéficiaires doivent tendre à l’automaticité et ne plus cumuler les conditions, trop souvent inutiles voire contradictoires. Nous voulons renforcer et clarifier les relations avec les associations qui remplissent des missions d’intérêt général. Des compétences disséminées entre les collectivités territoriales naît un dédale de dispositifs : nous souhaitons simplifier et sortir du saupoudrage en définissant clairement des priorités, fondées sur une analyse en permanence réactualisée de l’état social de la population. Nous soutenons l’idée de maisons de services publics, guichet unique avec collège de professionnels et pluridisciplinarité,
  • Créer une structure locale d’accueil et de soutien aux femmes victimes de violences, Mettre en place des logiques de parcours résidentiel, accessible à tous les revenus et des stratégies de logements adaptés (modulables, changeables tout au long de la vie),
  • Développer fortement les services aux personnes âgées, notamment dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. Accompagnement des expérimentations de solidarités intergénérationnelles comme l’hébergement d’étudiants en échange de services... Rendre réellement accessible pour tous l’espace et les services publics. Accélérer les politiques publiques en la matière,
  • Refuser les casinos dans les villes, miroir aux alouettes aux conséquences sociales désastreuses, Soutenir matériellement les familles sans-papiers.

UNE VILLE ATTENTIVE À LA VALORISATION DE SON PATRIMOINE HUMAIN

La ville doit être lue comme un potentiel humain, naturel, patrimonial, financier. Elle doit aussi intégrer la mobilité d’une partie de ses acteurs, elle est lieu de passage.

Nous ne saurions nous satisfaire de "métropoles" en compétition exacerbée les unes par rapport aux autres, ne cherchant qu’à attirer des "emplois "high-tech". Nous prônons une action différente, où nous prenons soin de la diversité des emplois, garante de la cohésion sociale, où nous restons solidaires des territoires périphériques. Nous estimons que de réelles planifications régionales sont nécessaires et sommes intéressés par l’esprit de la coopération en réseaux des grandes villes, entre elles et avec leurs territoires périphériques, pour une réelle maîtrise du phénomène de la métropolisation, par la complémentarité plutôt que par la rivalité compétitive. Nous pensons imaginables dans les prochaines années, notamment pour des raisons de coût des transports, des relocalisations économiques, qu’il s’agit de préparer.

Un développement endogène accompagné

  • Renforcer nos investissements dans la formation (en lien avec les régions, et sans se concentrer uniquement sur les formations d’excellence), et la recherche (en s’appuyant sur les atouts spécifiques du territoire), en étant attentif à la valorisation des savoirs et des parcours : Développer des éco-activités, des éco-filières est un enjeu en soi. Les éco-activités représentent aujourd’hui des milliers d’emplois potentiels, dans des activités aussi diverses que les déchets, le bâtiment, les transports, les énergies renouvelables, ... Elles amènent un double développement : en transformant l’économie et les modes de production ; en créant des emplois locaux et écologiquement utiles. Nos collectivités doivent aider à leur émergence, en évitant de reproduire ici concurrences et compétitions stériles entre nos territoires.
  • Soutenir fortement l’agriculture périurbaine, notamment par des outils de maîtrise foncière, accompagner l’installation de jeunes agriculteurs en les orientant vers les circuits courts.
  • Transférer les aides économiques vers le développement local, revoir les aides aux entreprises. Cela doit nous permettre de privilégier des actions qui répondent au mieux à nos priorités (par exemples : l’utilité environnementale et sociale de ses productions et services, son ancrage territorial, le dialogue social interne, l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, la formation des moins qualifiés...), ou de ne pas soutenir des actions qui seraient contraires aux principes que nous nous fixons en fonction de nos choix politiques (activités sur-consommatrices d’énergies...). »
  • Continuer d’accompagner, comme nous l’avons porté durant ce mandat, le développement de l’économie sociale et solidaire, notamment par des outils financiers solidaires (fonds de placements ESS, fonds de soutien à l’innovation, épargne solidaire...) et en promouvant la conversion en SCOP. Nous soutiendrons dans ce cadre la prise en charge de missions de service public (Exemple : SCIC pour gérer un service d’auto partage, de location de vélos, un parc éolien...)
  • Mettre en place les conditions de solvabilisation (monétaire ou non) de la demande de services de proximité à la personne (élargissement du titre emploi service aux collectivités et institutions, soutien à la création de monnaies complémentaires, locales (type SEL) ou nationales (SOL).
  • Accompagner les expériences de mise en place sur les compléments de revenu (étudiants, personnes âgées, précaires...) Accompagner la relocalisation des systèmes de productions locaux.

Une ville attentive à son fonctionnement

  • Généraliser des bureaux et missions des temps, pour gérer différemment la ville à la fois dans ses temps sociaux que dans ses fonctionnements. Il faut remettre en cause des habitudes (par exemple le nettoyage des locaux au petit matin) qui génèrent difficultés de vie (transport, gardes d’enfants...) pour des personnes peu qualifiées, souvent des femmes isolées. Il faut remettre en cause des horaires qui provoquent la saturation à heure fixe des transports en commun... La ville en Vert est une ville mieux comprise et mieux coordonnée.
  • Utiliser les capacités d’achat collectifs pour agir sur l’offre, sur les habitudes... Nous serons en soutien aux organisations citoyennes, aux possibilités d’informations sur des consommations alternatives ; dans les achats publics, la collectivité doit être exemplaire : éco-responsable et équitable. Il ne s’agit plus d’acheter symboliquement quelques paquets de café ici ou là, mais de passer à de l’achat quantitatif systématique et significatif, participant à l’organisation de véritables filières, comme nous l’avons déjà initié dans certaines régions.
  • Défendre et redévelopper le commerce de proximité, alternative aux concentrations en périphérie au bénéfice de quelques enseignes mondiales. Nous utiliserons toutes les ressources de la loi SRU, pour préempter si besoin est, pour préserver des offres commerciales variées dans toute la ville, dans le centre comme dans les quartiers excentrés, et limiter le surdéveloppement des grandes surfaces.
  • Permettre l’accès pour tous à Internet et aux nouvelles technologies, refuser la fracture numérique.

Une ville où chacun est reconnu

  • Mettre en œuvre des politiques d’insertion actives, fondées sur la valorisation des capacités de chacun.
  • Élaborer des plans locaux de lutte contre toutes les discriminations qu’elles soient en fonction de l’origine, des croyances, du sexe, de l’état de santé, des handicaps, de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, avec mise en place d’une structure locale indépendante de suivi, accessible pour tous, une aide aux associations, aux concours d’emploi publics...
  • Promouvoir l’égalité des chances à l’embauche ou dans le travail au sein des services communaux ou d’agglomérations, Systématiser la reconnaissance des PACS en mairie pour les couples qui le souhaitent.
  • Renforcer la présence des aînés dans la ville, leur donner une autre place, développer des outils en ce sens (carrefour du bénévolat, promotion des tutorats...) Les personnes âgées sont riches de savoirs et d’expérience que nous devons valoriser, créer un conseil des jeunes de 15 à 25 ans (habitant, travaillant ou étudiant dans la commune), doté d’une forme d’autonomie,développer une politique d’échanges de coopération solidaire en lien avec les associations issues de l’immigration.

UNE VILLE EN DEBAT : DEMOCRATIQUE, INTERACTIVE, INTERCULTURELLE...ET INTERCOMMUNALE

Le risque est grand aujourd’hui de nous diriger vers des villes qui ne soient qu’empilement de groupes s’ignorant les uns les autres, et d’habitants se vivant plus comme des consommateurs de service public que comme des citoyens. Décloisonnement des quartiers et des réseaux, association étroite des habitants à la décision publique sont des enjeux essentiels pour un nouveau vivre-ensemble. Il nous faut réinventer de nouvelles fraternités urbaines et une culture commune en matière de démocratie participative... une priorité réelle à la qualité de l’espace public et à son animation, expression d’un “vouloir vivre ensemble" qui n’existe que par la rencontre. La ville piétonne, celle des rencontres les plus faciles, la ville en fête pour tous, c’est la ville en vert. Nous nous retrouvons dans la démarche de l’agenda 21 de la culture, véritable plan d’action global, adopté à Barcelone dans le cadre de la dynamique de Forum Social Mondial ;

Nous proposons de :

  • S’engager clairement sur la reconnaissance et la valorisation des diversités culturelles, fondement du vivre-ensemble, des métissages et de la création permanentes de cultures communes. Le repli communautariste se nourrit de l’exclusion et de la non-reconnaissance, les élus (e) s Verts considèrent que les politiques locales restent encore bien timides dans ce nécessaire accompagnement et cette mise en scène des diversités. Concernant les populations d’origine étrangère non-européennes, l’obtention du droit de vote aux élections locales reste un élément fort de reconnaissance que nous continuons d’exiger,
  • Soutenir la diversité de l’action culturelle (équilibre des politiques publiques entre espaces culturels institutionnalisés et accompagnement des micro-réseaux de créateurs, les petits lieux de diffusion, les actions de quartier,...), refus de la barrière entre « culture » et « socio-culture », culture « amateur » ou " professionnelle ». Les villes doivent assumer le défi d’une production artistique ambitieuse, car elles peuvent à la fois produire et montrer les œuvres, mais également trouver les formes d’intervention qui garantissent l’accès de tous à cette production,
  • Développer des transports publics de qualité, de la périphérie aux centres et entre tous les quartiers pour éviter les cloisonnements et les exclusions,
  • Renforcer et rénover les conseils de quartier : ils doivent désormais entrer dans l’âge adulte et se penser comme espace d’animation démocratique de ce territoire, s’autonomiser par rapport au pouvoir politique (mode de désignation de leurs membres, budgets propres, moyens d’information et d’expertise...). Les conseils de quartier doivent notamment être impliqués dans les concertations sur l’urbanisation et son aspect durable, l’amélioration de la réactivité du service public. Ils pourraient être représentés dans les conseils de développement. ... À côté des conseils de quartiers, des commissions « extra municipales » thématiques peuvent aussi être des lieux d’expérimentation de budgets participatifs,
  • Soutenir les expériences du tiers secteur de la communication et de l’audiovisuel sous toute ses formes (Internet, radio, télévision, presse écrite) car elles garantissent le pluralisme des médias.

UN ENJEU FORT : RENFORCER L’INTERCOMMUNALITE

  • Améliorer la mise en réseau des acteurs : issus des conseils de la LOADDT dite loi Voynet de juillet 99, les conseils de développement des pays, trop souvent organisés autour des notables locaux, n’en restent pas moins pour un bon tiers d’entre eux des lieux d’expérimentation démocratique exceptionnel, de conduite de démarche « projet ». Il faut les valoriser et les ouvrir largement, en synergie avec les conseils de la jeunesse, les conseils d’étrangers...
  • Sortir l’intercommunalité de son vide démocratique. Nous prônons l’élection au suffrage universel direct car qui lève l’impôt doit être contrôlé par le suffrage. C’est une réforme démocratique clef. Mais, au-delà de cette élection permettant de sortir d’une situation d’élus au 2ème degré dont le contrôle est incertain, c’est l’approfondissement même de la participation à partir des intercommunalités qui est posés : celles-ci ont entre les mains des compétences et des budgets de plus en plus lourds : de la gestion urbaine aux grands projets d’agglomération. Les intercommunalités devront produire des chartes de démocratie locale par lesquelles elles définiront l’ensemble des procédures et des outils qu’elles entendent mettre en place pour sortir de la distance au citoyen.
  • Favorables à la suppression à terme de l’échelon départemental, les Verts considèrent que le pays et l’intercommunalité sont l’avenir, à condition d’être exigeants sur leur fonctionnement démocratique et leur cohérence territoriale. Ainsi nous considérons nécessaire un renforcement de la loi sur la cohérence des territoires d’intercommunalité (respect des aires urbaines...), pour éviter des petites intercommunalités " politiques" ne correspondant pas à des territoires d’action pertinents.

Voté à l’unanimité du conseil national des Verts le samedi 26 janvier 2008

par Les Verts de Bois-Guillaume publié dans : Programme
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Vendredi 25 janvier 2008

Intervention de Jean-Luc Chavanieux à la réunion publique de la liste PROGRES SOLIDARITE ECOLOGIE le jeudi 24 janvier.

M. Renard utilise Google

En entendant le Maire répondre à Marie Mabille, conseillère municipale Verts du groupe Progrès & Solidarité après sa lumineuse intervention lors du dernier conseil municipal, les personnes présentes ont pu constater sa méconnaissance de M. Renard à propos des éco-quartiers en ce domaine.

Après une recherche (certainement rapide) sur un moteur de recherche bien connu, et peut-être même la lecture des 3 premiers articles de la première page de résultats, M. Renard pense savoir ce qu’est un éco-quartier. Malheureusement, il s’est trompé sur bien des points.

1 : Un éco-quartier, ce n’est pas que du bâti

saintemariemontreal.jpg
Compostage collectif dans l'éco-quartier Sainte-Marie à Montréal

Les éco-quartiers sont des projets concernant l’habitat et non le logement. Sans jeu de mots, la différence est de taille. Il s’agit de proposer un lieu de vie. Aménagements collectifs intérieurs et extérieurs, desserte par les transports en commun, déplacements doux (vélo, rollers, piétons) reliant le quartier au reste de la commune et de ses équipements, mixité sociale (habitat aidé et non aidé) et générationnelle (logements pour étudiants et personnes âgées) participation démocratique des habitants à certains choix, etc.

Il est vrai que la municipalité actuelle a prouvé pendant ces 7 dernières années que tous ces domaines n’étaient pas pour elle des priorités, voire même qu’ils pouvaient seulement exister...

2 : Une « verticalité » toute relative

ImmeubleBioClim.jpg
Pas de voitures... pas de trottoirs, une économie substancielle

Selon M. Renard, les habitants des éco-quartiers vivraient « les uns sur les autres », car apparemment les photos qu’il a pu trouver sur Internet montraient des bâtiments de plusieurs niveaux. En effet, ces bâtiments de 3 ou 4 niveaux proposent des duplex ou des triplex, parfois sur un rez-de-chaussée regroupant les locaux techniques (chaufferie, laverie, déchets) ou collectifs (salles d’activités ou de réunions associatives ou familiales).

Ce qui signifie que l’on ne vit pas les uns sur les autres, mais que l’on vit à côté des autres et avec les autres. Il a donc confondu proximité et promiscuité.

Un éco-quartier s’inscrit dans un contexte de ville dite durable. Son objectif est de favoriser les économies d’énergie et de réduire pollutions et émissions de gaz à effet de serre. En ce qui concerne le chauffage mais également en permettant de réduire les déplacements en proposant des services au public, privés ou publics (commerces, relais mairie, crèche…). Mais M. le Maire semble ignorer également que le facteur superficie / consommation énergétique augmente de façon inversement proportionnelle à la densité qui est, paradoxalement peut-être, facteur d’économies d’énergies.

3 : Un urbanisme préservant l’environnement et les espaces verts

planfeuille.jpg
Plan d'ensemble d'un éco-quartier au Canada

Le Maire sortant peut revendiquer une invention, celle du concept d’ « espaces verts privatifs », autrement dit, en langage normal « jardin ». Il utilise leur existence à Bois-Guillaume pour justifier qu’il n’y a pas, selon lui, besoin d’un parc intergénérationnel sur le territoire communal. On peut même ajouter que « parc » signifie « square » dans son vocabulaire.

Un projet d’éco-quartier est respectueux de l’environnement dès sa conception, on l’a vu avec la question des déplacements par exemple, mais aussi sur le respect de la nature présente sur son territoire. Par exemple, à Fribourg, l’urbanisme de l’éco-quartier a préservé les arbres existant sur le site. Ajoutons que ce respect se poursuit ensuite lors de la conception (conception Haute Qualité Environnementale HQE et matériaux employés) mais aussi de sa réalisation (chantier HQE limitant déchets et perturbations environnementales).

On peut ajouter que les bâtiments sont isolés par l’intérieur et l’extérieur, que des rideaux végétalisés permettent de tempérer les bâtiments en cas de canicule (qui seront d’ailleurs de plus en plus fréquentes) et que les toits plats sont eux aussi végétalisés, servant d’éponge pour retenir l’eau en cas de fortes pluies et d’isolant naturel en cas de grande chaleur ou de froid intense. De même les modes de consommation d’énergie privilégiant les énergies renouvelables et la récupération des eaux de pluie participent à cette haute qualité environnementale.

Contrairement aux choix qui ont dicté le Plan Local d’Urbanisme du Maire et de son équipe, les éco-quartiers sont une manière de préserver les derniers espaces verts en réservant un pourcentage de son territoire à cet effet. La crise énergétique actuelle n’est en rien comparable à celle des années 70 et de leur fameux choc pétrolier. Le pire est devant nous. Il faut dès à présent repenser l’urbanisme futur. La pression immobilière dans les agglomérations sera de plus en plus forte. La recherche de logement près des villes centres (et pas seulement des centres villes) fera de Bois-Guillaume et des autres communes limitrophes à Rouen des zones géographiques recherchées. Peut-on imaginer que de nombreux salariés sur l’agglomération rouennaise continueront à pouvoir habiter à 30, 40, 50 kilomètres ou plus de l’agglo ?

Cette pression sera telle que le grignotage des zones vertes se poursuivra jusqu’au bétonnage le plus total, sauf bien sûr en ce qui concerne les… « espaces verts privatifs ».

La liste Progrès Solidarité Ecologie propose l’implantation de 2 éco-quartiers à Bois-Guillaume

La liste Progrès Solidarité Ecologie propose aux Bois-Guillaumais deux projets d’éco-quartiers. S’ils présentent bien sûr de nombreux point communs tels que ceux que l’on a pu voir auparavant, ils sont différents en termes d’implantation et de vocation.

  • Un Eco-quartier centre ville : sur les terrains du CHU 

    Le projet que nous proposons vise à donner un centre ville à Bois-Guillaume mêlant équipements collectifs (crèche, médiathèque, parc, centre de loisirs, commerces de proximité…) au cœur de la ville et de la verdure préservée. Regrouper les services de la petite enfance à l’adolescence limitera les déplacements des familles comme actuellement. Son accessibilité par les piétons et les cyclistes conjointe avec sa position centrale favorisera l’abandon de la voiture pour les courts déplacements, statistiquement les plus polluants. Ce projet préservera plus de 50% des espaces verts actuels et favorisera la mixité sociale à la fois dans le quartier et dans la commune.
  • Un Eco-quartier au nord du collège 

    Loin de troubler davantage la sérénité de la rue Vittecoq, l’implantation d’une zone d’habitat de ce type la dégagerait en permettant d’autres accès et d’autres moyens d’accès. Imaginons que parte de ce quartier un cheminement sécurisé pour piétons et cyclistes et que les moyens de transport collectifs soient renforcés (horaires et fréquences adaptées) ou développés (nouvelle ligne de bus) : les enfants de Bois-Guillaume pourraient se rendre au collège en toute sécurité autrement qu’en voiture ou même en… 4x4. La vocation de ce quartier intergénérationnel serait de proposer un gymnase aux normes et des salles d’activités ouvertes aux associations ainsi que des logements pour les différentes étapes de la vie (des étudiants aux personnes âgées) et un pôle de commerces orientés loisirs (restaurant, salon de thé ou café, boutiques culturelles, bio et équitables…)

En conclusion

Lieux d’habitat et non d’habitation, intégration des priorités de demain (économies d’énergie et limitation des effets sur l’environnement), mixité intergénérationnelle et sociale, démocratie participative sont quelques-unes des caractéristiques de ce type de quartiers. Pour montrer la pertinence de ce type de projet, je ne citerai qu’un seul chiffre : 90 €. C’est le prix moyen à payer pour chauffer un logement (dit passif) de 90 m2 où vivent 3 personnes dans le quartier Vauban à Fribourg, non pas mensuel, mais annuel grâce au solaire et la co-génération d’électricité (avec des copeaux et de la sciure de bois provenant de scieries locales). Certains logements ou équipements sont même producteurs d’électricité reversée sur le réseau qui, si elle est payée à un juste prix, permet de financer l’entretien des espaces collectifs, intérieurs ou extérieurs.

On le voit bien, un véritable éco-quartier est loin de la caricature brossée par M. Renard lors du conseil municipal. Nous ne pouvons que l’inviter à essayer d’en savoir plus sur ce concept qui permet d’apporter une qualité de vie compatible avec les enjeux environnementaux et sociaux de demain. La liste Progrès Solidarité Ecologie travaillera dans ce sens dès le 17 mars !

Pour la liste Progrès Solidarité Environnement
Jean-Luc Chavanieux, Les Verts

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Jeudi 10 janvier 2008

VERTS-BG.jpgNotre document de campagne est disponible sur ce site au format pdf. Vous le découvrirez en version papier (recyclé, bien sûr !) dans votre boîte aux lettres prochainement. 

Ce document vous présente le sens de notre présence dans les élections de mars prochain, nos propositions pour une ville de Bois-Guillaume plus écolo, plus citoyenne, plus démocratique, plus solidaire, ouverte et dynamique, ainsi que notre projet phare de mise en place d'un Agenda 21 à l'échelon communal, le tout "agrémenté" de paroles citoyennes de militants et sympathisants Verts.

Ces articles, déjà pour la plupart publiés sur notre site, sont regroupés pour être diffusés plus facilement par le courrier électronique. N'hésitez pas à faire passer le message autour de vous.

Cliquez ici pour ouvrir ou télécharger le document.



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Lundi 31 décembre 2007

agenda21.jpg
Qu’est-ce qu’un Agenda 21 ?

C’est une démarche politique de rupture avec des modes de développement non durables engageant les acteurs d’un territoire à se projeter dans l’avenir pour définir les grandes orientations de progrès écologique, social et démocratique encadré par des textes de lois relatives à des domaines aussi divers que l’utilisation rationnelle de l’énergie, l'aménagement et le développement durable du territoire, à la solidarité et au renouvellement urbains ou encore la démocratie de proximité.

Une période de 3 ans est nécessaire à sa mise en place en étudiant les possibilités de développement durable de la ville selon les six axes suivants : 

Cette démarche ne peut que profiter à tous. La participation des habitants , des employés municipaux, des acteurs de la vie associative et économique aux choix qui les concernent est un gage de l’adhésion de tous et de la réussite collective.

 

L’Agenda 21 a, entre autres qualités, d’étudier les implications dans divers champ d’un projet. Ainsi, l’introduction de Bio dans les cantines n’a pas que des effets sur la santé, C’est aussi participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en soutenant les producteurs locaux, c’est également préserver la variété des fruits et des légumes dans une offre qui a tendance à se standardiser, c’est sensibiliser à l’éducation pour la santé…

Beaucoup d’autres exemples et les propositions que nous portons vont dans le même sens. Mais un Agenda 21 municipal ne se décrète pas. Il se construit, avec tous et pour tous et n’est pas figé dans le temps. C’est autant un état d’esprit qu’une démarche, significatifs d’une volonté collective de montrer son engagement et sa responsabilité dans les défis locaux et planétaires qui nous attendent dans le cadre du débat démocratique.
 

  • Lutte contre le changement climatique
  • Préservation de la biodiversité
  • Respect de la diversité culturelle et la lutte contre les exclusions
  • Soutien aux filières environnementales et à l’économie sociale
  • Coopération internationale
  • Éducation au développement durable


Concrètement ?
 

La philosophie de l’Agenda 21 est d’associer élus, habitants, associations, entreprises, employés municipaux à la réalisation d’objectifs définis pour un développement durable à l’échelle locale. La concertation, le consensus actif, sont nécessaires à la réussite d’un tel projet. Les décisions dans le cadre de l’Agenda 21, de sa mise en place à son application ne sont pas l’œuvre d’une seule personne, mais une réalisation collective.

Les mesures prises ensuite par le Conseil Municipal vont dans le sens des recommandations issues de l’Agenda 21, en préservant les ressources naturelles mais aussi celles, financières, de la commune, en développant l’éducation au développement durable, la démocratie participative, la diversité culturelle et les solidarités. 

Pour en savoir plus  : www.agenda21france.org
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Lundi 31 décembre 2007

tournesol01.jpgLes enjeux environnementaux sont les enjeux majeurs de ce début de 21ème siècle. Notre ville doit s’inscrire dans cette prise de conscience globale. L’eau, l’air, l’environnement naturel et la biodiversité sont des richesses que nous nous devons de protéger. 


Nous proposons de :
  • Développer une gestion écologique de l’eau par le biais de système de récupération d'eau de pluie (création de mares, utilisation de citernes, réducteur d’eau...…) dans les bâtiments publics et les logements sociaux
  • Confier à la régie d'agglomération rouennaise la distribution de l’eau potable à la fin de la concession
  • Mettre en place une gestion écologique des espaces verts de la ville par l’utilisation de produits non polluants ou la plantation d’espèces végétales en voie de disparition
  • Réaliser des éco-quartiers en aménagement concerté de logements passifs, d’installations collectives extérieures (parc, équipements sportifs) et intérieures (salles à disposition pour réunions, fêtes…) privilégiant la mixité sociale
  • Soutenir les pratiques écologiques de jardinage et de traitement des déchets végétaux en favorisant le compostage
  • Favoriser les déplacements doux et collectifs (marche, vélo, bus…)
  • Aménager des pistes cyclables reliant le centre et les différents quartiers de la commune (notamment les écoles, les installations sportives, les commerces…)
  • Mettre en place un ramassage scolaire piéton (pédibus)
  • Étudier avec l’Agglo rouennaise la faisabilité d’un bus en site propre sur un axe nord-sud de l’agglomération rouennaise
  • Favoriser le bus en réévaluant et réaménageant les lignes, les fréquences, les tarifs
  • Créer un service de transport intra communal pour le déplacement des personnes handicapées ou âgées et d’aide au quotidien
  • Créer un site Internet de co-voiturage entre les habitants de la commune

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Lundi 31 décembre 2007

projet02.jpgUne ville plus citoyenne, c’est une ville s’engageant à réduire sa consommation énergétique et ses émissions de polluants et de gaz à effet de serre en favorisant la concertation et la démocratie participative. La mise en place d’un Agenda 21 communal permettra à Bois-Guillaume d’être une ville exemplaire.



Nous proposons de
  • Mettre en place un Agenda 21 à l’échelon de la commune, dans une démarche politique de rupture avec des modes de développement non durables qui définira les grandes orientations de progrès écologique, social et démocratique
  • Soutenir particulièrement les démarches citoyennes des habitants et des associations qui prennent en compte l'environnement dans leurs projets
  • Intégrer des critères écologiques et éthiques dans les achats qui relèvent de la commune (mobilier urbain, éclairage, véhicules...) et dans la construction et la rénovation des bâtiments municipaux
  • Favoriser la santé alimentaire en introduisant les produits Bio, sans OGM et locaux dans les cantines scolaires, les résidences de personnes âgées...
  • Mettre en place un véritable marché biologique régulier

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Lundi 31 décembre 2007

projet03.jpg
La Ville de Bois-Guillaume doit permettre à ses citoyens l’expression et la participation aux choix de la commune et valoriser les initiatives locales innovantes en matière de vivre ensemble par le soutien aux associations.



Nous proposons de :
  • Mettre en place une démocratie de proximité participative permettant à chacun de participer à la vie de la commune à des échelons divers (conseils de quartiers, de générations, thématiques…)
  • Donner de véritables possibilités de proposition et de décision aux acteurs de la démocratie participative en permettant la tenue de referendum d’initiative locale
  • Favoriser l’apprentissage de la gestion collective en donnant un budget aux conseils de quartier
  • Favoriser l’apprentissage de la démocratie par les enfants et les adolescents en donnant leur avis, en pouvant proposer des projets débattus par le conseil municipal et en gérant un budget pour leurs actions
  • Mettre en place des consultations des habitants pour la mise en place de projets municipaux les concernant
  • Favoriser les comportements citoyens par le journal municipal en informant et sensibilisant les habitants sur leur mise en pratique

 

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Lundi 31 décembre 2007

projet04.jpg
Bois-Guillaume, par son emplacement, entre ville, campagne et forêt, par son activité économique, par la richesse de sa vie associative possède des atouts pour être une ville plus agréable à vivre, plus solidaire et plus accueillante. Elle mérite également une politique culturelle pour tous et ouverte sur le monde.


Nous proposons :

  • La création d'un vrai parc de loisirs intergénérationnel en centre ville et l’application de la loi quant à la présence d’équipements collectifs dans les résidences (jeux, installations sportives…
  • De soutenir, valoriser les commerces de proximité et mieux les répartir sur le territoire de la commune
  • De respecter la loi pour le droit à un logement pour tous (20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 10 000 habitants) et de favoriser la mixité sociale en proposant une offre de logements aidés, pour étudiants,, personnes âgées ou handicapées ainsi que la loi sur l’accueil des gens du voyage
  • De créer des éco-quartiers faisant place à plus de convivialité (lieux de vie communs, commerces, salles de réunion, jeux pour enfants, ...) tout en préservant des espaces verts
  • De favoriser le développement de l’éco-construction et des énergies renouvelables pour des habitats sains et confortables, faiblement consommateurs d'énergies
  • De favoriser la solidarité internationale en développant les activités dans le cadre des jumelages, notamment avec Tikaré (Burkina Faso)
  • De créer une aide aux familles pour les activités associatives culturelles et sportives en fonction du quotient familial
  • De favoriser l’accès à la culture et au spectacle vivant en proposant une offre pour tous les publics en favorisant les cultures du Monde
  • De soutenir et d’aider à la réalisation de projets pédagogiques de pratiques culturelles et d’éducation à l’environnement dans les établissements scolaires

 

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